Il est parfois difficile de croire que nous portons des milliards de bactéries sur la peau, et plus difficile encore de savoir qu’elles nous protègent en continu. Ce joyeux mélange de bactéries, de levures et de moisissures — le microbiote — a été largement étudié dans l’intestin, mais la peau aussi cache des secrets.
Qui sont ces occupants, que mangent-ils et pourquoi sont-ils utiles ?
Bien qu’il existe environ 400 familles de bactéries, on peut distinguer les bonnes des mauvaises :
Bonnes : Staphylococcus epidermidis, Bifidobacterium (groupe).
Mauvaises : Propionibacterium acnes, Streptococcus pyogenes, Staphylococcus aureus, Malassezia furfur.
Distinguer les « bonnes » des « mauvaises » bactéries aide à adapter notre routine de soins au bon groupe.
Certaines habitudes nuisent au microbiote. Par exemple, un nettoyant moussant à base d’émulsifiants abrasifs retire tout le gras de la peau et endommage le film hydrolipidique. Comme ce film est la maison des bonnes bactéries, elles se retrouvent sans abri ni nourriture. Parfois, le pH du nettoyant modifie celui de la peau : l’environnement devient inconfortable pour les bonnes bactéries, qui quittent la place… aussitôt colonisée par les mauvaises. C’est là que les problèmes commencent : inflammation, acné, peau déshydratée.
Dans certains cas, les bactéries produisent des bactériocines, un composé chimique pour contrôler les indésirables. Pour gagner la partie, elles doivent être majoritaires.
💡 Les bactériocines sont étudiées pour leurs propriétés antibiotiques naturelles — comme ce fut le cas de la pénicilline, produite par des moisissures.
Une question de pH
Au-delà des bons repas qu’elles trouvent, les bonnes bactéries se soucient surtout du pH. Le pH normal d’une peau est d’environ 5, mais il varie selon le type de peau (le sébum étant basique) : une peau sèche tend vers 4, une peau grasse vers 6.
Chez Corpa Flora, la liste INCI de nos sérums à l’acide hyaluronique (Antidotes HB5, H+ et H3) contient des agents de conservation sous forme de ferments : lactobacillus ferment et leuconostoc / radish root ferment filtrate. Ils agissent aussi comme agents hydratants, aident à renforcer la barrière épidermique et préservent la biodiversité bactérienne.
Quel soin respecte nos bactéries utiles ?
L’erreur la plus fréquente survient à l’étape du nettoyage, où le pH et les agents moussants déséquilibrent la flore. Utiliser un nettoyant qui respecte le microbiote est le premier pas vers une plus belle peau, comme l’huile nettoyante Beauté Divine. Massez d’abord cette huile sur peau sèche avec des mains sèches, puis ajoutez de l’eau tiède : l’huile s’émulsionne en une solution laiteuse qui retire l’excès de gras tout en laissant la peau nourrie et hydratée.
En conclusion, la santé du microbiote est essentielle pour maintenir des défenses naturelles optimales et une peau éclatante.