Plage, piscine, randonnée, pique-nique au bord du lac… Dès les premiers rayons, nos fins de semaine estivales se remplissent d’activités de plein air. Dans nos sacs à dos, l’indispensable de la saison : la protection solaire ! Mais savez-vous exactement ce qu’elle contient et si elle est sûre pour votre santé et l’environnement ? Suivez-nous, on vous explique tout.
Le soleil, ami ou ennemi ?
Le soleil a plusieurs effets bénéfiques :
- La synthèse de la vitamine D, essentielle au capital osseux (environ 15 minutes d’exposition des mains, avant-bras et visage suffisent souvent — demandez conseil à votre médecin).
- La régulation de l’horloge interne via la mélatonine, l’hormone du sommeil.
- La stimulation des hormones du bien-être (dopamine et sérotonine).
- L’amélioration de certaines affections comme le psoriasis ou le vitiligo.
Mais ses effets néfastes l’emportent : coups de soleil et brûlures, insolation, vieillissement cutané prématuré, hyperpigmentation, cancers de la peau (mélanome, carcinome).
Il est donc essentiel d’adopter les bons réflexes : privilégier l’ombre et sortir le matin ou en fin de journée ; porter des vêtements amples et couvrants, des lunettes et un chapeau à large bord ; réappliquer la crème solaire au moins toutes les 2 heures, et après chaque baignade ou activité physique.
Comment choisir la meilleure crème solaire ?
L’indice SPF, gage d’efficacité. La meilleure protection est stable et à large spectre (UVA et UVB), avec un SPF mesuré par un laboratoire indépendant. Un SPF 20 laisse passer 5 % des UVB (en retient 95 %), un SPF 50 en laisse passer 2 % (en retient 98 %). Chaque indice garantit aussi une protection UVA égale à au moins un tiers de la protection UVB. Aucun produit ne filtre les UV à 100 % : l’écran « total » n’existe pas.
Filtres : impact santé et environnement. Il existe deux catégories de filtres : chimiques (dits « organiques ») et physiques (ou « minéraux »). Les filtres chimiques sont des molécules synthétiques dérivées de la pétrochimie qui pénètrent l’épiderme (actifs 20 à 30 minutes après l’application). Certains, comme l’oxybenzone (benzophénone-3) ou l’octinoxate, sont soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens, voire cancérigènes, et sont nocifs pour les récifs coralliens. Près de 14 000 tonnes de crème solaire finissent chaque année dans les océans ; Hawaï en a interdit la vente depuis le 1er janvier 2021.
Les filtres physiques (oxyde de zinc et dioxyde de titane) sont des poudres minérales inertes qui réfléchissent les UV comme un miroir et agissent immédiatement. Ce sont les seuls autorisés dans les solaires certifiés bio. Bien tolérés, on les trouve parfois sous forme de nanoparticules pour une texture légère ; par précaution, mieux vaut éviter la mention [nano] dans la liste d’ingrédients.
La liste INCI, à décrypter de près. D’autres ingrédients problématiques se retrouvent souvent dans les solaires (conservateurs, stabilisants, parfums, huiles minérales, silicones…). Analysez toujours la liste INCI, obligatoirement inscrite sur le produit.
Vous avez maintenant toutes les clés pour faire un choix éclairé et profiter de l’été en toute sérénité !